Dark Sector Review : Molotov et corps étrangers.
Nepsa | 18 avril 2008 | 20:14Cela fait pas mal de temps que je n’ai pas composé de review de jeu vidéo, mais voilà, Dark Sectr sur PS3 me donne envie d’écrire. Peut-être est-ce son ambiance, son gameplay ?? je ne sais pas exactement, ce qui est sur, c’est qu’en plus de se révéler une agréable découverte, le jeu profite d’un systéme aussi innovant qu’inédit.
Le décors : Europe de l’Est, vous êtes l’agent Hayden Tenno envoyé en mission dans la ville de Lasria, parfait exemple de ce que sont les pays de l’ancien bloc communiste après la guerre froide. Vos premiers pas vous conduisent donc dans un endroit ou seul la ruine et moniteurs a écran cathodique peuplent les environs. Rapidement vous serez confronté a une armée aussi hostile que peu vivace en terme de réactions, ce qui me mène au premier défaut du jeu : l’IA un peu bancale. En effet, bien que très habiles et parfois doués de réactions logiques (fuite devant votre puissance de feu/ glaive/ grenade sur le point d’exploser) ces derniers ne broncheront pas lorsqu’ils sont planqués contre un mur et susceptible d’être touché depuis votre position.
La première chose qui vous frappera cependant au début de l’aventure c’est le graphisme du jeu. A priori splendide, avec des animations fluides et ‘réalistes’, le premier niveau se paie même le luxe de vous éblouir (façon de parler) par son filtre en N&B, un choix qui a de la gueule et du style. Suite à cela, on oscille entre pure beauté et gros foutage de gueule pour ce qui est de l’apparence du jeu. Tantôt, les décors sont ournis, de bon goût, bien pensés. Les effets de lumière et d’éléments (feu, foudre, glace) et les explosions sont magnifiques). Tantôt, les décors sont vide à mourir d’ennui et/ ou mal pensés.
Du côté du moteur physique on assiste à ce qui nous ramène en cours de physique et aux courbes sinusoïdales, des hauts et des bas. Le moteur utilisé pour simuler les réactions d’un corps dans l’environnement fait du bon boulot, cependant le rag doll échappe parfois à toute logique. Autre point étrange, certains objets sont soumis à la physique, alors que d’autres pour lesquels il aurait été légitime de bouger, sont immobiles comme du marbre… choix délibéré quelque peu illogique.
La grande nouvelle du jeu réside dans l’arme qui fait de hayden ce qu’il est : un hybride infecté par un mal qui le ronge tout au long du jeu. Plus vous avancerez dans l’histoire, plus notre ami infecté subira les effets de son virus et parallèlement, les pouvoirs de ce dernier se développeront. A titre d’exemple son arme le glaive (nom étrange pour ce qui ressemble à une étoile de ninja géante capable de revenir à son maitre une fois sa course atteinte.. je l’aurai plutôt appelé médor ou lycos), conséquence de son infection peut être après une heure de jeu, pilotée à la première personne. Et c’est à compter de ce moment que c’est vraiment l’éclate : En effet, lancer son glaive et le conduire à sectionner un corps en deux ou à arracher une tête est vraiment excellentissime… je vous laisse rêver des possibilités offertes. En outre, Hayden possède aussi des armes plus conventionnelles comme un fusils d’assault, fusil à pompe, que vous devrez d’abord acheter avant de customiser au marché noir ( petite note pour noter que dans ce marché le AK coûte 20 000 roubles soit 540€… je suis indecis entre consternation de voir qu’un produit local soit si cher et le fait de me dire que le marché noir n’est peut être soumis a aucune règle). Ces armes peuvent paraître inutiles dans la plupart des cas (comme playfrance se complait à le dire), elles sont diablement efficace dans d’autres.
Au niveau des actions d’Hayden, un boutton pour les actions de type courrir, faire une roulade, se planquer derrière une surface quelconque comme c’est devenu la mode. Le rond sert à grimper par dessus des obstacles, frapper, tuer vos ennemis d’un coup.. La gâchette R1 est pour faire feu, alors que R2 est pour lancer son glaive. La croix du paddle sert a choisir entre arme de poing+glaive ou arme lourde… rien de particulier en somme.
Passons maintenant aux points faibles du jeu, à commencer par la synchro labiale lors des cut-scenes. Pas compliqué, si vous avez déjà vu un épisode des thunder birds, vous êtes en terrain connu, sinon vous hésiterez entre fou rire et colère… le tout est ridiculement mal doublé. Le second des points noirs est la linéarité du jeu ou le retour des murs invisibles et des couloirs sans fin sont de la partie. Dernier Avant dernier point noir : le scenario craint… pas d’autres mots que ceux là. Rien à dire, les créateurs de jeux vidéos exploitent la plupart du temps une idée intéressante qui justifie selon eux que le scenar soit aussi léger qu’une brindille.
Enfin petit bémol pour le jeu online qui ne possède que deux modes dont vous ferez vite le tour, à moins d’être un fan sans objectivité du jeu. Le premier épidemie est du genre sof gang bang, je m’explique. Un protagoniste se trouve dans la peau de l’infecté tandis que tous les autres doivent le tuer. Lorsque ce dernier meurt, son meurtrier le remplace, etc… Le second plutôt classique oppose deux équipes avec un infecté, … puis le reste de l’équipe. Le principe, bien que classique est sympa si l’on omet le détail qu’à chaque mort de l’infecté, le round redémarre…
Je reviens sur le petit bémol car si le nombre de mode de jeux est léger, l’ambiance qui s, en dégage est plutôt bien faite, figurez-traqué par une bête qui peut se rendre invisible et vous trancher la gorge par derrière à tout instant… franchement immersif. D’autres part, il est jouissif de tuer à son tour l’infecté.
Finissons ce tour d’horizon par les points qui font que le jeu mérite un coup d’oeil de votre part :
- Le glaive et son utilisation : tout bonnement inédit et justifie beaucoup l’achat du jeu à mon avis.
- Le gameplay et la gestion de la caméra sont propres, sans défauts.
- L’immersion est très bonne en dépit du scénario qui tient sur un timbre poste.
- Le plaisir de découper, encore, toujours, toujours plus, avec un max d’hémoglobine ( je me fais soigner promis… dès que j’aurai fini de jouer à GTAIV)
- La durée de vie du jeu, plutôt correcte pour ce qui ce fait aujour’dhui (c’est malheureux de venir à en dire ça pour des jeux aussi chers).
images : P3L.com






